Fiche pratique

Vos droits d'aidant

Vous aidez un proche : cela vous ouvre des droits à vous, pas seulement à lui. Congé, allocation, trimestres de retraite, répit. Beaucoup passent à côté faute qu'on le leur ait dit.

Si vous travaillez

Le congé de proche aidant

C'est un droit, pas une faveur

Aucune ancienneté n'est exigée : vous pouvez le demander dès votre arrivée dans l'entreprise. L'employeur ne peut pas le refuser si les conditions sont réunies ; un refus se conteste devant le conseil de prud'hommes.

  • Trois mois, renouvelables dans la limite d'un an sur toute la carrière.
  • Fractionnable en plusieurs périodes, ou transformable en temps partiel avec l'accord de l'employeur.
  • Le contrat est suspendu pendant le congé.

Les délais à respecter

  • Une demande ordinaire : prévenir un mois avant.
  • Un renouvellement : quinze jours.
  • Une période fractionnée : quarante-huit heures avant chacune.
  • Aucun délai en cas de dégradation soudaine, de situation de crise, ou de sortie d'établissement imprévue. C'est écrit dans la loi, et c'est exactement la situation où l'on ose le moins le demander.
Être payé pendant ce temps

L'allocation journalière du proche aidant

Combien, et combien de temps

66,64 € par jour au 1er janvier 2026. Les demi-journées de réduction d'activité sont indemnisées aussi.

  • 66 jours maximum par personne aidée.
  • Depuis 2025, jusqu'à quatre personnes accompagnées sur la vie entière, soit 264 jours au total.

Elle est versée par la CAF, ou la MSA si vous relevez du régime agricole. Une attestation mensuelle est à renvoyer.

Qui peut la toucher

Salariés et fonctionnaires ayant demandé le congé de proche aidant, mais aussi travailleurs indépendants, exploitants agricoles, stagiaires, et demandeurs d'emploi indemnisés qui suspendent leur recherche.

Côté personne aidée, il faut soit un taux d'incapacité d'au moins 80 % reconnu par la MDPH, soit une perte d'autonomie classée GIR 1, 2, 3 ou 4.

Le droit le plus souvent perdu

Vos trimestres de retraite

Le piège de l'affiliation

L'assurance vieillesse des aidants est automatique si vous percevez l'AJPA, l'AJPP, ou si vous êtes parent d'un enfant reconnu à 80 % au moins. Dans tous les autres cas, elle doit être demandée expressément. Des aidants perdent des années de trimestres simplement parce que personne ne leur a dit de faire la démarche.

Ce que ça représente

  • Jusqu'à quatre trimestres par an si vous avez cessé de travailler.
  • Un à trois trimestres si vous avez seulement réduit votre activité.
  • Travailler à temps partiel reste possible, sous condition de ressources.

La demande se fait auprès de votre CAF, ou de la MSA. Posez la question en toutes lettres : « suis-je affilié à l'assurance vieillesse des aidants ? »

Souffler, et le faire financer

Le droit au répit

L'aide au répit dans l'APA

583,52 € par an pour financer des solutions de répit, quand la personne aidée perçoit l'APA à domicile et que vous êtes jugé indispensable à son maintien chez elle.

Cela finance un accueil de jour ou de nuit, un hébergement temporaire, ou un relais à domicile. L'aide doit être inscrite dans le plan d'aide APA : elle se demande lors de la première demande, d'une révision ou d'un renouvellement.

Si c'est vous qui êtes hospitalisé

Jusqu'à 1 159,32 € par hospitalisation, au 1er janvier 2026, pour financer un hébergement temporaire de votre proche ou un relais à domicile pendant votre absence.

La demande se fait auprès du président du Conseil départemental, dès que possible, et au moins un mois avant pour une hospitalisation programmée. Anticipez : une opération prévue se prépare aussi de ce côté-là.

Emporter cette fiche

La version imprimée ne garde que l'essentiel : ni menu, ni décor, juste le contenu. À plier dans le classeur ou à coller sur le frigo.

Sources

Informations vérifiées le 4 septembre 2026. Les montants et les dispositifs changent chaque année : en cas de doute, l'organisme fait foi.